25/10/2005La vérité selon Sigismond #...Très tôt, sigismond découvrit que l'on mourrait. Peu importe comment mais le fait était là, on mourrait. Il l'avait vu ou entendu. On mourrait par pendaison, sous un bus ou une voiture, par balle, fondu dans un creuset de fer bouillonnant. Bref, on mourrait de mille façons différentes mais le résultat était identique, au bout du compte on était mort. Et puisqu'il n'y avait pas d'âge pour mourir Sigismond décida de développer une mémoire toute photographique car il était bien décidé à avoir en tête le détail de sa vie quand son tour viendrait. La mémoire c'est la vie. Alors dès son plus jeune âge, il n'oublia plus rien. Chaque parcelle de vie était automatiquement enregistrée. D'ailleurs, pendant longtemps, le mot cercueil lui évoqua l'image d'un cerveau même si le cerveau imaginé ressemblait plus à un chou fleur (et le chou fleur c'est comestible), l'image était celle d'un cerveau, comme si la vie passait par le souvenir de ce qui avait été là et qui n'était plus. Non seulement, il fallait qu'il endosse sa vie mais aussi celle des autres. En ce temps là, donc sigismond pensait que l'on mourrait extraordinairement parce qu'il n'avait que l'idée du bus, de la balle, du creuset et de la pendaison. Il apprit un peu plus tard que l'on pouvait mourir de vieillesse, de maladie et aussi dans son sommeil. Ne pouvant rien faire pour les deux premières causes puisque pour la vieillesse, il lui fallait attendre encore bien longtemps et que pour la maladie et fatalement , il ne pouvait y échapper, il se décida d'agir sur la troisième cause et se dit que le temps du sommeil pour lui était révolu. Sigismond devint insomniaque. Le sommeil était devenu le port où l'on se réfugie pour ne jamais se réveiller. Alors la violence des jours qui ne pouvait être adoucie par le sommeil resta violence. La peur resta la peur et chaque jour la terreur s'amplifia jusqu'à ce qu'il ne reste plus que cela. Le monde n'était pas rond. C'était juste une pelote barbelée qui le faisait souffrir à chacun de ses pas. Et à l'école catholique, Dieu n'était pas là. Et quand bien même sa présence aurait tonné, rien n'aurait été entendu tant sigismond était assourdi par sa douleur.
Quelques années plus tard, Sigismond est tombé littéralement de fatigue. Mais, il garda malgré tout les yeux ouvert. On le dit fou, alors Sigismond arrêta de parler. On a rien à dire lorsque l'on n'est pas pris au sérieux. Il s'inventa un univers plus riche et merveilleux que tout les dehors du monde. Sigismond venait d'apprendre la discrétion. Il acquit alors une transparence, une invisibilité parfaite.
Sigismond perdait l'humanité au profil de son humanité. Il regarda le monde passé sans un bruit mais avec un sacré sourire. Il faut dire que pour se divertir, il avait une fameuse collection de souvenirs. La parole c'est beaucoup de bruit pour rien. Il semblait opportun de s'agiter le moins possible. Et les livres aussi, c'est bien. Voilà un objet qui fait voyager avec un minimum de gestes.
Il appris à tourner les pages. Mais pas trop vite.
Un jour, dans un restaurant, on apporta de la cervelle d'agneau à table. En face de lui, dans une assiette, se trouvait un cerveau. Il s'inquiéta de savoir si le sien ressemblait à cela. La réponse fut positive, à la seul différence que d'après les convives, le sien était plus gros et pesait environ un kilo deux. Il se dit alors : « Voilà où se situent mes souvenirs mais moi, je pourrais au moins nourrir quatre personnes avec mon cerceuil. »
Une boucle venait d'être bouclée.
Ci-Gît le monde de Sigismond...
22/10/2005Tout voir....
Et surtout ne rien dire . 20/10/2005la vérité..."Nourrir l'ambition de son cœur, c'est porter un tigre dans ses bras" 11/10/2005C'est moi !!!Il était une fois La monstruosité. L'horreur à l'intérieur de l'horreur. Un homme qui ne pouvait exister qu'à travers l'amour qu'il donnait. C'est à dire si peu pour une vie. Si peu pour un homme. Si peur pour un être. Si peur pour l'autre. Il ne donnait que cela, son incondition. Un égoïsme. Un amour. Une loi. Une foi.
J'avais reconnu les signes. Mais un signes n'a pas de nom, n'a pas d'odeur, n'a pas de son.
Un signe d'amour, c'est juste un mouvement de la main quand la palpitation d'un coeur reste une borne au kilomètre indistinct.
Un signe n'est pas une image en mouvement. C'est juste une photo. Le pouvoir de l'image.
Il était une fois un monstre aérophage.
10/10/2005Ride a White horse
...peut-être...un jour...un manège...tournera pour nous.
09/10/2005vivement...au maximum 16h00 07/10/200506/10/2005Merci ...à Gayberry juste à lui pour le dessin et le reste... et parce que nous voulons être avec toi..
05/10/2005Birthday conclusion.A : Je pars ce week end chez T. tu veux que je revienne dimanche pour ton anniversaire.
Moi : Ben tu sais, j'ai rien prévu ... Euh!!! je crois que ...
Oh la perfide question, que je réponde oui ou non c'est culpabilisant. Je vais pas l'empecher de faire des cabriole avec T. quand même. Bon, il faut reformuler. Absolument reformuler.
Moi : Tu as envie de passer le dimanche de mon anniversaire avec moi?
A : Absolument pas !!!
Ouf! Voilà qui est clair. 04/10/2005CON FURORE
Le coeur dans une main, purger le sang des sentiments. 03/10/2005La modification #1
C'était lui. Mais pas tout à fait. Lui amputer de Lui. Pas une moitié, ni un quart. Ce n'était une fraction. Mais ce grain de sable manquant, cet infiniment petit, avait pour lui les proportions d'un univers, d'un infini. Infini? Non terminé? Un fini? Était-ce l'amour? Sans doute, mais l'amour plus l'amour. Une totalité d'amour qui égalait l'absence. Lui, il voyait cela comme un océan suspendu en plein ciel où nageait des créatures fabuleuses et où se noyait les amants éternels. Car l'amour véritable n'a pas de solutions. L'amour véritable c'est la concrétisation de la fatalité. C'est ce qui ne peut être modeste et qui ne souffre aucune retenue. C'était ça et rien d'autre. Aurait-il trouvé une échappatoire que volontairement il aurait cloisonné l'issue. L'amputation n'était pas sa spécialité.
Pourtant, il vivait le manque comme un amputé vit son membre absent. Et, ce grain de sable manquant explosait à chaque seconde comme l'étoile naissante qui implose avant d'irradier comme mille soleils. Chaque seconde est cela. Une explosion sans l'espoir d'un hiver nucléaire.
E.O.S.
En résumé, en conclusion.Quelques voeux mais tous pas des personnes que j'apprécie.
Sinon rien.
La surprise que j'attendais comme un malade n'est jamais arrivée. C'est bien de croire très fort en ses rêves mais le reveil est toujours un peu brutal et maintenant aux alentours de minuit, je peux clairement me dire que mon attente fut vaine.
Tant pis, c'est la vie.
Suis-je décu? Oui. Mais, pas outre mesure, car je sais que les circonctances et que les temps sont difficiles.
Ce fut une bonne journée tout compte fait car elle n'avait rien d'extraordinaire. 02/10/2005Un instant de bonheur...
Voilà mon cadeau envoyé par Mela ce matin. Cette photo de moi où je me paie un fou rire des plus con. Si je me souviens bien, Mela improvisait une chanson sur Kita (le chat). Je pense que j'avais jamais entendu quelque chose d'aussi stupide, d'aussi con et je suis parti dans un fou rire mémorable parce qu'il a duré presque toute la soirée.
Je devrais toujours me rappeler des moments heureux même s'ils s'en sont allés.
Juste parce que c'est aujourd'hui...
Et tant pis si c'est plus de saison.
Mais puisque c'est ma fête je fais ce que je veux.  |
| Photo supprimée car cela faisait trop mal de la voir
à chaque fois que je venais sur mon journal. |