Avant l'heure... Après l'heure
Mais il est temps.
Il est temps de refermer ces pages.
Je n’ai plus rien à dire et je n’ai plus rien à faire, ici ou ailleurs.
Je ne voudrais pas non plus effacer ceci. Qu’il reste quelque part, une trace de ce que je fus. Ceci est ce que je suis. Lignes après lignes, virgules après virgules et point à la ligne. Ici, il n’y aura plus de musique. Il n’y aura plus rien.
J’aime bien, cette fois-ci, l’idée de ne rien effacer. Que mon journal reste, pour ce qu’il est, pour ce qu’il compte. Pour l’idée qu’après tout ce qui se raconte, je ne suis rien.
Chaque mot que j’écris à l’instant me coute plus qu’une vie entière. Chaque mot m’arrache un devenir. Chaque mot est un geste d’amour.
Ici, il y avait Sigismond qui était Elegy et Lolito.
Ici, il y avait moi. Authentique.
Autant dire rien.
Autant dire rien.