25/04/2006Nocturnal #1Il avait fui d’un pas précipité la maison. La lourde porte en métal avait claqué. Une fois dehors, il respira l’air glacé et il ressenti une fulgurante douleur au niveau du front. Il n’avait pas pu rester une seconde de plus à l’intérieur tant la sensation de sa mort imminente l’avait effrayé. Pourtant, il était simplement là, étendu dans le divan, lorsque tout à coup, il avait perçu le mouvement des murs qui se resserrait sur lui, un peu comme si sa demeure avait voulu le broyer. Etait-ce seulement la maison ou toute sa vie ?
Une fois sur le trottoir, il remarqua que ses pieds avait disparu. Il neigeait. Cela le fit sourire. Il aimait tant la neige. Il leva la tête et vit des plumes d’anges danser dans l’air. Il leva lentement les mains pour en cueillir quelques une. Il se pencha sur sa main, pointa la langue et gouta la douce fraicheur de sa récolte. Il se mit ensuite à marché au hasard malgré son pas décidé. Il n’avait plus aucun but à atteindre après tout, alors pourquoi s’embarrasser d’une destination lorsqu’il tentait juste de survivre encore un peu. Peu importe qu’il s’agisse de secondes, de minutes ou d’heures entières. La géographie comme l’horlogerie étaient bien le dernier de ses soucis. Façade après façade, la ville défilait comme un décor de théâtre. Surréel. Il avait pris de la distance, trop de distance par rapport à la réalité. Il aimait cette sensation de traverser un rêve éveillé. Le silence de sa foulée apportait encore plus de réalité à cette surréalité. Ce soir là, c’est un spectre qui traversait la cité. Je vous le dit, c’est un spectre qui déambulait ce soir là. Car comment pourrait-on appeler un homme évidé de sa chair et de son sang par le cœur autrement que par ce qui nomme communément les fantasmagories de l’après vie ?
21/04/2006Il y a sans doute un peu de cela...20/04/2006la politique de l'autruche qu'enfonce son bec au centre...On me demande si je suis de droite.
Je répondrais, simplement.
« Comme c’est gauche »
J'oubliais...Cerise sur le gâteau. J’ai pu entendre le nouveau single d’Elli Medeiros qui promet son come back avec un tout nouvel album en septembre 2006. Ce que j’en retiens c’est :
« Je suis fier de toi, comme une pute de son maque »
« Craches-moi dessus que je monte au ciel »
Déjà, je ne suis pas certain qu’une pute soit fière de son maque. Et moi, de toute façon, la provoc à deux balles pour vendre, ca m’emmerde. J’ai eu l’impression d’entendre un chapelet de conneries débitée sur un pseudo rock revival 70-80 où tout les clichés était allongé à la suite l’un de l’autre parce qu’il faut que ca cartonne.
Elle passera présenter cela, le jeudi 20 avril au café de la danse.
« Craches-moi dessus que je monte au ciel »
J’espère que le public en bon suiveur écoutera ses prières et ne se privera pas de lui envoyer à la gueule ses plus beaux crachats.
Sinon...
Bon, en fait, je n’ai pas dormi. Ce fût un véritable marathon. 24h, c’est peu et beaucoup de choses à faire, à voir et évidemment à dire. C’est carrément épuisé que j’arrive à la gare pour le retour. Photo à l’appui.
La phrase de ce séjour :
« Il faut revoir nos prétentions à la baise » dixit Audrey.
J’ai été ravi de revoir mon ami Franck et puis ses amis à lui aussi puisqu’ils sont tous charmants. Surpris d’aller dans un resto japonais où en musique de fond on passe de la bossa nova. Ca m’a valu un sacré fou rire.
No More Saint - EtienneUnder Byen :
Rien de tel pour commencer un concert que de se dire « tiens, elle à la voix d’une telle ou d’une autre. Et là, ca fait mal, dès qu’elle a ouvert la bouche, je me suis dis : « C’est la voix de Bjork ». J’avoue que ce genre de pensée qui vous turlupine gâche une grande partie du plaisir de la découverte d’un groupe et du concert en lui-même. Heureusement, pour une fois, ca n’a duré que 30 secondes. Parce que, franchement, je n’avais rien d’entendu d’aussi excitant depuis des lustres. Ok !!! Elle à la voix de Bjork, mais si celle-ci avait suivi le chemin d’Under Byen, j’aurais certainement suivi sa carrière d’un peu plus près. Parce que chaque morceau est tissé sur de fragiles toiles arachnéennes mais seulement en apparence. Sur scène, deux batteries (donc deux batteurs), un violoncelliste, un violoniste (qui joue de la scie musicale à l’occasion comme Jimmy Hendrickx jouait de la guitare électrique), un synthé, un xylophone, une basse et sa bassiste et la chanteuse à la voix « So Bjork » mais tellement revendiquée. Et là, c’est parti pour un set carrément réussi. Chaque morceau apporte son univers envoutant par moments, carrément effrayant à d’autres, expérimentale souvent et se termine dans un cataclysme de sons qui m’a carrément cloué sur place. Parce que là dedans, ce n’est que passion, sentiments exacerbés et ca se tord comme des « serpents sur la braise »
Je suis heureux, très bonne première partie et je me fous de Bjork et de sa voix
Par coup de foudre, j’ai mis l’album en blog permanent.
An Pierlé :
Dangereux !!! An aime les prendre des risques et là, je dois dire que présenter son nouvel album alors qu’il n’est même pas sorti, ce n’est pas pour la mettre à l’aise sur scène. On la sent nerveuse et traversée parfois par le doute. Pourtant, elle nous offre chaque morceau comme un cadeau et il y de quoi être rassuré. Les nouvelles compositions sont tout simplement magnifiques et même s’ils sont dans les lignées des deux premiers albums, on peu ressentir une progression vers un état plus sombre, plus noir, plus colérique, plus …triste.
Le public est conquis et moi aussi. Car sur scène, An reste ce cheval fou qui saute et se cambre accroché à son piano ou son accordéon. Mais, aujourd’hui, il y a de la rage, de la douleur, de la passion qui s’échappe de tous ses pores. Elle jouera seulement deux morceaux des anciens albums et c’est bien fait. Elle ne sera jamais tout à fait là où on l’attend.
Saint-Etienne :
Le signal d’alarme est tiré chez moi après 2 minutes. J’ai mal au dos et aux jambes. Mauvais signe. Je sais d’ors et déjà que je vais me faire chier. Bref, sur scène, c’est comme si Geri Halliwell ayant perdu vingt kilos venait de faire son apparition et la foule est hystérique. Pourtant, c’est juste de la pop anglaise pour midinette en crise d’hypoglycémie. J’avoue que j’ai vu beaucoup de personnes dans la salle en manque de sucre. Putain !!!! Qu’est-ce que j’ai mal au dos et aux jambes. Bref, c’est chiant comme un jour de pluie à Londres. Même lorsque Saint Daho viendra rejoindre Saint-Etienne poussant du coup la salle à l’hystérie mon mal de dos et de jambes ne me quittera pas. Et puis, c’est quoi cette manie de balancer ses mains en l’air qu’elle a comme si ce qu’elle chantait avait une quelconque profondeur. Comme s’il fallait appuyer la niaiserie d’un geste. Bon, là, je gaspille des mots.
NO MORE Saint-Etienne.
Conclusion :
Quelques heures plus tard dans un coin de Paris. A Paris, c’est toujours le hasard qui fait les choses non ?
Une petite blonde assise à une terrasse vient vers moi.
- Salut Laurent, comment tu vas ?
- Salut An, bien et toi ?
- ….
- ….
- ….
- Tu es resté pour Saint-Etienne ?
- Oui
- Tu as trouvé ca comment ?
- Ooooh !!! j’ai attrapé mal au dos et aux jambes et j’ai trouvé ca chiant
-Hahahahahahaha ! Moi, j’aime pas non plus d’ailleurs, je comprends pas ce qu’ils faisaient là.
- Ben moi non plus.
- Mais, le premier groupe était génial
- OUIIIIIIII !!!!!! Ca j’ai vraiment bien aimé
- Cool tes nouveaux morceaux.
- Merci, mais il faut encore que je sache comment les placer en concert avec les plus vieux.
-Tu sais, ici, c’est un festival, difficile de placer quelque chose en 45 minutes, ca sera plus clair pour toi le 05 mai.
-Bon, je vais me coucher parce que je suis crevé.
- …
- …
18/04/2006No tulipes, No tutu rose.17h05. J’arriverais, aujourd’hui, à Paris, gare du nord. Sentiments mitigés. J’imaginais ce voyage autrement. Mais rien n’est jamais comme je l’imagine. Il me reste juste l’immense plaisir de retrouver un ami de très longue date et de voir un concert tant attendu.
11/04/2006Le 18 avril à Paris...
J'y serais. Un point c'est tout.
10/04/2006Les pépins de la réalité...Quoiqu'il arrive et aussi forte soit la douleur. Quand bien même on voudrait que le sang s'assèche dans les veines et que le cœur se vide et implose comme un trou noir. Il faut par respect pour soi et pour l'autre, rester pudique. Des pommes on en fait de la compote mais on n’a jamais vu de la compote devenir pomme. Et comme dirait Prévert ce qu’il en reste, ce sont « les pépins de la réalité ».
Je dédie ces quelques lignes à l'Amour car même si la réalité nous rattrape, il restrera au moins cela. La fabuleuse histoire d’amour d’une Perle et d’un Tigre. Et ca c'est pour toujours peu importe le destin, peu importe ce que nous réserve la vie. 07/04/2006 |
| Photo supprimée car cela faisait trop mal de la voir
à chaque fois que je venais sur mon journal. |