Echec et mat...
Les années se suivent et se ressemblent.
Dans 15 jours, je vais atteindre la date de péremption fatidique.
38 ans.
Le temps passe et passe encore et il passera toujours et je m’en fout.
Ce qui compte, c’est ce que je vais retenir de ma 36ème et 37ème année. Et j’avoue que ce que j’écris , je l’écris avec la pointe de mes doigts. Parce que j’ai honte, parce que je me sens si con, si fragile, si prévisible.
Je ne m’en veut pas de n’avoir écouté personne, je n’ai écouté que moi.
Et là, je me dis que même le courage et la force n’ont plus rien à voir , plus rien à entendre ici bas.
Je n’ose même plus dire au gens que j’aime que je les aime et c’est pas grave.
Rien n’est grave , ni dramatique.
Je voudrais encore avoir de l’admiration.
Je vais avoir 38 ans et ça me marque parce que les deux dernières années ne furent que de la merde.
J’ai aimé au delà de tout et ça ne sert à rien
L’éternité c’est juste un mot qui ne veut rien dire sans l’autre.
Les perles, c’est juste pour les cochons.
J’aurais du me douter que dans le cochon tout est bon.
Et mon cœur s’en fout d’être dans une poubelle à Soho ou à la rue Gaillon.
La géographie et moi.
Il restera la douleur.
La douleur d’avoir été moi. Encore une fois.
Mais la dernière, c’est promis.
Pas pour vous, juste pour moi.