13/04/2008

13/04/08 - 12:38

Est-ce que les gens n’ont aucune pitié ?
Suis-je entouré de monstres ?
Je souhaite que ça ne soit pas le cas mais me refaire relire « Une année aux appendices gonflés » me fais penser le contraire.
Je n’avais déjà pas saisi la moelle de la chose lors de ma première tentative (Alors que j’avais acheté le bouquin juste parce qu’il y avait un CD en bonus). C’est vrai parfois, j’achète un bouquin autrement que parce que j’ai envie de le lire. Tendre mélancolie de l’enfance et de pif Gadget. Mais bon, Le journal de Brian Eno accompagné d’un CD de musiques inédites, moi, je ne crache pas dessus. Niveau CD rien à redire. Mais quelle douleur de lire son journal.
C’est vrai que je me répète mais un artiste ne devrait jamais tenir de journal et s’il le fait, il devrait bien se garder de l’éditer. Bref, je n’ai pas aimé la première fois. Certaines personnes m’ont dit que j’étais passé à côté de quelques choses. Donc, il y a quelques jours je me suis mis au labeur de reprendre l’objet en main, de dépasser le blocage de la première page et de foncer dans la trépidante vie de Master Eno (Brian pour les intimes). Je ne peux pas le dire autrement car je ne trouve pas d’autre mot que celui là : « EMMERDANT ».

Je voudrais trouver cela passionnant parce que cela raconte quand même des trucs de mixages et de remixages et de séances de studio avec Bowie, U2 ….

N’empêche que le Siren question est philosophe et cette partie m’échappe. Je ne prendrais même pas la peine de retranscrire une ligne de cette philosophie d’artiste qui se la pète simple genre « Mes filles sont venues dormir avec moi » ou « J’ai pris mon bain avec les filles et elles m’ont frottés le dos » et qui en même temps vous assène des coups de boutoir postmodernoexistensialismopornochico qui pourrait pour n’importe quel fana lambda faire paraitre cette chose vivante pour le bouddha du XXIème siècle.

Je me suis toujours emmerdé et cela m’a toujours déçu de lire la bio des artistes car après, tout on les aime pour ce qu’ils créent et pas ce qu’ils sont. Mais je ne suis pas déçu puisque cela m’a permis de me rendre compte à quel point c’était vrai… BRIAN ENO est l’anagramme de … ONE BRAIN.

Cela dit en passant, il a même été prétentieux sur son nom d’artiste vu le contenu de cette chose de 300 pages.

De ce pas, je m’en vais réécouter sa musique, histoire de me réconcilier avec « L’homme à un cerveau ». Si je n’y arrive pas, je me farcirais l’intégral des films de Steve Martin qui dans ses périples cinématographiques a eu deux cerveaux mais n’a pas encore édité son journal.

Et pour couronner le tout, j’inviterais les monstres qui m’ont fait relire un quart d’arbre mort pour rien à venir visionner cela avec moi.

09/04/2008

09/04/08 - 16:29

Il n'y a pas pire que le cinéma...

Samedi, soirée frissons. Me voilà embarqué pour une soirée estampillée « Le ciné d’épouvante et d’horreur n’est pas mort ». Sauf que moi, j’y suis mort d’ennui. Il faut dire que les spectateurs étaient ventilés sur 4 ou 5 salles donc un Gentil Animateur se faisait un devoir de dire « Ne changez pas de salle, c’est le film qui viendra à vous ».

Puisque la salle dans laquelle je me trouvais n’a pas respecté l’ordre des films de l’affiche, le film n’est jamais venu à moi.
« C’est le film qui viendra à vous » il a dit…
Bref, sur le premier navet, j’ai eu droit à 3 entractes. Un légitime, un autre parce que l’on avait perdu la bobine et le suivant parce que le projectionniste avait fait une rupture d’anévrisme. L’anévrisme devrait être porté au panthéon des muses. Ca ferait moins de navets.

N’empêche que j’ai vu un film ou des fleurs cannibales imitent parfaitement la sonnerie d’un GSM pour tromper leurs proies. C’est bien le cinéma ça, on combat le connard qui triture son mobile pendant tout le film et le film nous imite le connard et avec des fleurs s’il vous plait.
Ca s’intitule « The ruine ». Je suppose que c’est juste parce que « la dame aux camélias et The rose » c’est déjà fait et que l’on a fait un plat sur Magnolia.

Mais bon, il reste quand même des titre évocateur comme :

-campanule
-azalée.
Je ne sais pas moi, « l’antre de l’orchidée cannibale » ou « P R O V I N C E : une fleur qui ne vous veut pas que du bien »

Bref, ensuite, j’ai quand même eu la chance de voir la version cinématographique d’une nouvelle de Stephen King. THE MIST.

Ok, la fin n’est pas politiquement correcte et le héros sur les cinq dernières minutes du film souffre le martyre. Bien fait. NA.


Après tout, je m’en fous. J’ai d’autre problème. Un homme me dit qu’il m’aime depuis un an et aujourd’hui, il m’annonce que peut-être, il ne sait pas, on verra bien… car il me trouve efféminé.

La vie est pleine de choses inutiles et douloureuses mais il n’y a pas pire que le cinéma. Que ce soit à l'écran ou dans la vie.